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Côte d’Ivoire : 15 ans après, Damana Pickass fait des révélations sur Bamba Yacouba, ex-porte-parole de la CEI

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Le 2ᵉ vice-président du Conseil stratégique et politique du PPA-CI insiste sur les irrégularités de Bamba Yacouba dans la proclamation des résultats.

Invité de l’émission Le Grand Talk du 3 avril 2025, Damana Adia Pickass est revenu sur l’un des épisodes les plus marquants de la crise post-électorale de 2010 en Côte d’Ivoire. Le cadre du parti de Laurent Gbagbo a notamment formulé de graves accusations à l’encontre de Bamba Yacouba, qui était alors porte-parole de la Commission électorale indépendante (CEI).

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Un dysfonctionnement au sein de la CEI
Selon Damana Pickass, le déroulement du processus électoral en 2010 a été entaché par le non-respect des procédures internes de la CEI.

« La CEI, qui était censée organiser les élections, n’a pas respecté les règles qu’elle s’était elle-même fixées, notamment son mode opératoire », a-t-il déclaré sur Life TV, insistant sur l’importance du respect de la loi dans un État de droit, dont la violation peut engendrer des dérives graves.

En 2010, alors commissaire à la Commission électorale indépendante (CEI), Damana Pickass avait interrompu la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle en arrachant et déchirant des documents officiels en pleine conférence de presse. Un acte, largement médiatisé, qui avait marqué un tournant dans la crise post-électorale. 

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Ce jeudi, Pickass a justifié son action en affirmant que Bamba Yacouba avait proclamé les résultats de la diaspora sans les soumettre à la consolidation prévue par la procédure électorale.

« Il a également pris sur lui la responsabilité d’invalider certains scrutins, notamment celui de la France, sous prétexte qu’il y avait eu des troubles dans un bureau de vote. Pourtant, ces résultats donnaient largement vainqueur le Président Laurent Gbagbo », a-t-il détaillé.

Aucun regret pour son geste
Bamba Yacouba a reconnu cette irrégularité et présenté ses excuses, selon Pickass, et la CEI a poursuivi le travail de consolidation des résultats.

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Cependant, une situation de blocage a émergé au sein de la commission centrale, et alors que les discussions se poursuivaient, Pickass et un autre commissaire, M. Tokpa, ont appris que Bamba Yacouba s’apprêtait à proclamer des résultats de manière unilatérale.

« Nous avons été mandatés par l’ensemble de la commission centrale pour lui demander de rejoindre la commission et de soumettre ces résultats à vérification.

Malheureusement, il a refusé d’entendre raison », a poursuivi Pickass, expliquant que la suite des événements a débouché sur la fameuse scène au cours de laquelle il est intervenu pour empêcher la proclamation des résultats.

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Revenant sur cette intervention qui a marqué l’histoire électorale du pays, Damana Pickass a affirmé qu’il n’avait « aucun regret ». « Ce que j’ai fait, il fallait que je le fasse en ce moment précis », a-t-il soutenu. Il estime que son action était nécessaire pour empêcher une violation des procédures et préserver l’intégrité du processus électoral.

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