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Avant la présidentielle d’octobre 2025 en Côte d’ivoire : Pourquoi l’opposition doit exiger l’audit de la liste électorale

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Dans cette tribune, un intellectuel ivoirien, observateur averti de la vie politique nationale, a décidé de poser la question de la réforme de la Commission électorale indépendante, en prélude à la prochaine élection présidentielle.

Depuis un certain temps, cet organe en charge des élections et des opérations référendaires dans notre pays se trouve malgré lui au centre d’une vaine polémique où la mauvaise foi le différend à la méconnaissance de ses règles de fonctionnement.

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Loin de moi toute prétention de détenir la vérité absolue sur ce sujet, mais autant le dire tout net : la problématique de la CEI se situe à trois niveaux qui se trouvent d’ailleurs intimement liés :

– Le statut juridique de la CEI ;
– la structuration ou la composition ;
– le fonctionnement ou le mode opératoire.
La question ici est de savoir, quel type de CEI nous voulons vraiment pour notre pays ?

Une machine à déclencher les crises au lendemain de chaque élection ou un instrument de consolidation de l’unité nationale ? Adepte de la seconde option, je vais aborder mon analyse avec le maximum d’objectivité et sans passion.

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Concernant le statut juridique de la CEI actuelle, c’est un secret de Polichinelle qu’elle n’est pas une INSTITUTION au sens plein du terme encore moins INDÉPENDANTE car elle relève du ministère de l’Intérieur et par ricochet de l’Exécutif dans certaines de ses attributions.

La CEI doit donc être libérée de « ses chaînes » par une loi organique qui lui permettra d’assumer pleinement son statut d’institution, son indépendance à tout point de vue et être à équidistance de toutes les chapelles politiques par un réaménagement des prérogatives de sa commission centrale.

Tant que le financement du chronogramme de la CEI va relever du bon vouloir de l’Exécutif, la suspicion à délit ou à raison sera légitime. La preuve : le refus à dessein de réviser la liste électorale en 2025 sous des prétextes fallacieux qu’on ne peut servir qu’à un peuple qu’on considère niais.

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La véritable raison de cette volonté manifeste de violer une disposition du code électoral (la révision de la liste électorale est annuelle) se trouve dans le risque de désorganiser le déséquilibre savamment organisé de ladite liste.

Voilà pourquoi, avant même de parler de nouvelle révision en 2025, l’opposition significative doit exiger et obtenir l’audit de la liste électorale actuelle par un collège consensuel de techniciens compétents en la matière.

Si cela n’est fait, quel que soit le nombre de révisions de cette liste pour permettre de nouvelles inscriptions, les résultats obtenus ne reflèteront jamais la volonté populaire.

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La question de la restructuration ou de la recomposition est celle qui attise plus de passion et focalise toute l’attention des uns et des autres. Autant le dire tout de suite, nos gouvernants à dessein ont choisi d’ouvrir les négociations avec une opposition qui le plus souvent, n’existe que sur papier

Là où il fallait définir des critères objectifs comme la représentativité au niveau national (groupes parlementaires, conseils régionaux et municipaux) le gouvernement a décidé de s’accommoder de partis d’opposition incapables de remplir une cabine téléphonique et des pseudos organisations de la société civile factices.

Dommage, les Ivoiriens ne sont plus dupes. Ils attendent patiemment que les négociations s’ouvrent avec l’opposition significative pour se donner toutes les chances d’une élection présidentielle inclusive, apaisée et crédible. Ce n’est quand même pas trop demander.

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C’est le lieu d’interpeller les partis politiques : PDCI-RDA, PPACI et FPI à faire le bilan de leur présence au sein de la commission centrale de la CEI et d’en tirer toutes les conséquences, surtout dans le seul intérêt du peuple ivoirien.

Au vu des performances de la CEI actuelle, nul besoin de rappeler à ces partis politiques majeurs que l’essentiel n’est pas d’être autour de la table par une « présence invisible et ostentatoirement inutile ».

Il faut plutôt travailler dans le sens d’une présence qui rétablit l’équilibre des forces et crédibilise les résultats de chaque élection. La commission centrale composée des représentants des partis politiques, doit être ramenée à un rôle d’observation et de validation des différentes étapes du processus électoral.

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En aucun cas, elle ne devra s’ingérer dans la manipulation des données électorales, domaine exclusivement réservé au secrétariat informatique et technique de la CEI.

Le fonctionnement ou le mode opératoire de chaque élection se trouvera ainsi piloté par ledit secrétariat qui pourra consolider depuis chaque bureau de vote les résultats issus des urnes sans aucune autre forme d’ingérence extérieure.

Pour ma part, je reste convaincu que si la sagesse nous revisite et que nous abordons sans faux fuyant et en toute responsabilité la question de la vraie indépendance de la CEI pour en faire une institution totale, nous aurons une machine capable de nous fournir les résultats en moins de 48h.

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Tout est une question de volonté et lorsqu’il s’agit de la vie de nos compatriotes, il ne doit y avoir aucune place pour nos petites personnes encore moins pour nos égos !!!

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