Publié
Il y'a 13 heureson
« Cheick Omar » pour les intimes du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), ex-parti au pouvoir, François Compaoré est toujours à Abidjan. Le gendre de « Tan Aliz » vit « peinard » comme un citoyen ordinaire dans la ville. Le frère cadet de Blaise Compaoré s’est lancé à la recherche de la nationalité ivoirienne.
Avec Paris, les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. Après le clash du visa français, le second fils de Tiga, veut se découvrir de nouvelles aventures depuis les bords de la Lagune Ebrié en élisant domicile à Abidjan.
François Compaoré, bientôt ivoirien
Bloqué en Côte d’Ivoire, le frère de Blaise Compaoré s’est désisté de son action devant le Conseil d’État. Ses avocats ont par ailleurs saisi Interpol d’une demande d’effacement de la notice rouge dont il fait l’objet. Ils entendent ainsi écarter tout risque d’extradition vers le Burkina Faso.
Confortablement logé dans son bunker au Deux Plateaux, François Compaoré nourrit l’ambition de se procurer la nationalité ivoirienne pour mieux se protéger de la justice Burkinabè qui l’en veut pour plusieurs affaires dont le plus pendant est celui du journaliste d’investigation Norbert Zongo.
Le petit frère toujours chevillé à l’ancien Président Blaise Compaoré, compte également faire venir la famille, la belle-famille et une bonne partie de son business à Abidjan car l’homme pèse plusieurs millions de dollars et aurait plusieurs gros investissements en Afrique de l’ouest, au Canada et en France.
Un pur businessman en cachette
Celui qui a été le filament pour les débuts de la plupart des patrons et opérateurs économiques Burkinabè de la période 1990 à 2014, va s’installer avec son carnet d’adresse et sa fortune en vue de téléguider vers Abidjan de gros chiffres d’affaires.
Même si l’homme semble sous les projecteurs des juridictions du pays des hommes intègres, François Compaoré est à la fois très discret et efficace dans le milieu des affaires. L’agronome de 71 ans serait également intéressé par la production de certaines spéculations en terre ivoirienne comme le cacao, la banane plantain, le manioc.
C’est à partir de 2008 que François Compaoré commence à se mêler publiquement de politique, notamment via la Fédération associative pour la paix et le progrès avec Blaise Compaoré (Fedap-BC) qu’il parraine. Il y était alors perçu comme un possible successeur de son frère à la tête de l’État burkinabé. Ce séjour ivoirien l’avantagerait-il singulièrement ?
You must be logged in to post a comment Login