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Référendum constitutionnel : Le 21 septembre 2025 fixé pour valider la 5e République

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Le général Mamadi Doumbouya a tenu parole. Comme il l’avait annoncé lors de son discours du 31 décembre 2024, la date du référendum constitutionnel est désormais officielle. Il se tiendra le 21 septembre 2025. L’annonce a été faite, ce 1er avril via un décret diffusé à la télévision nationale.

Cette annonce actionne le retour à l’ordre constitutionnel, plus de trois ans après le coup d’État militaire ayant renversé Alpha Condé en septembre 2021. La journée du 1er avril a d’ailleurs été particulièrement chargée : le Premier ministre Bah Oury a réceptionné à l’aéroport de Conakry un lot de kits électoraux destinés à l’organisation du scrutin.

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Un pas de bonne intention
Le référendum représente une réactivation du chronogramme de transition conclu avec la CEDEAO en 2022. Cet accord prévoyait un retour à un régime civil en deux ans et l’adoption d’une nouvelle Constitution avant d’organiser les élections locales, législatives et présidentielles. Toutefois, des retards sont déjà observés, notamment dans l’adoption de l’avant-projet de Constitution qui aurait dû être validé avant juin 2024.

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La mise en œuvre de ce plan de transition n’est pas sans difficultés. Le budget estimé à 600 millions de dollars américains suscite des critiques, alors que seulement 40 millions de dollars ont été mobilisés.

Le Premier ministre Bernard Goumou a publiquement pointé du doigt la CEDEAO pour la lenteur du soutien financier promis. « La CEDEAO s’est engagée à nous aider à lever des fonds, mais nous constatons une lenteur regrettable », a-t-il déclaré en août dernier sur TV5.

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Le contenu de la Constitution
Si le processus suit son cours, le contenu de la nouvelle Constitution reste un sujet d’intenses débats. Plusieurs consultations nationales et symposiums ont été organisés pour recueillir les propositions des partis politiques, de la société civile et des experts. Un point central de ces discussions concerne l’équilibre des pouvoirs.

De nombreux acteurs plaident pour un système présidentiel modéré, avec un Parlement renforcé et une limitation des pouvoirs de nomination du chef de l’État. Certains proposent que le Parlement et la magistrature jouent un rôle accru dans la nomination des juges. Autre point sensible : la limitation des mandats. La Guinée a déjà connu une modification controversée de la Constitution permettant à Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020.

Un scénario qui avait provoqué une vague de contestations et précipité sa chute. De nombreuses propositions militent pour l’intégration de garanties strictes contre toute tentative de modification de la limitation des mandats. Certains suggèrent que toute tentative en ce sens soit considérée comme un acte de haute trahison.

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Un enjeu décisif pour la stabilité politique
L’instauration d’une nouvelle Constitution réussira-t-elle à garantir la stabilité post-transition ? L’exemple d’autres pays africains montre que le respect de l’alternance démocratique renforce la confiance citoyenne et la stabilité institutionnelle. L’engagement des dirigeants à respecter la future Constitution sera crucial.

« L’avenir politique de la Guinée dépendra de la capacité des gouvernants à respecter et à faire respecter cette nouvelle loi fondamentale », analyse un observateur politique.

La date du référendum approche et les autorités ont la responsabilité d’assurer un processus inclusif et transparent. Les citoyens, quant à eux, devront jouer leur rôle de sentinelles pour veiller à ce que cette transition aboutisse à un véritable changement démocratique.

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