Le moment n’est pas encore venu : les ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l’UE se sont accordés lundi à Bruxelles sur le principe d’imposer des sanctions à l’encontre du Rwanda pour son soutien aux violences dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), mais en fonction toutefois de l’évolution de la situation sur le terrain.
La concertation que mène l’UE avec le Rwanda depuis janvier 2023 dans les domaines de la défense et de la sécurité a été suspendue, a annoncé la Haute représentante.
Quant à l’accord préliminaire controversé sur les minerais – un mémorandum d’entente signé début 2024 entre l’UE et le Rwanda sur les matières premières critiques -, il sera « reconsidéré », a-t-elle confirmé, sans annoncer sa suspension.
Le Parlement européen a appelé il y a dix jours à une suspension immédiate, réclamée de longue date par Kinshasa qui voit dans ce document un incitant pour le pillage des minerais à l’est du pays.
Mais la Commission européenne considère jusqu’ici qu’une suspension serait contre-productive. Une liste de sanctions n’a pas non plus été annoncée, alors que les Etats-Unis ont décidé il y a trois jours de sanctionner un ministre rwandais pour son rôle présumé dans les violences à l’est de la RDC.
Le ministre reconnaît qu’il aurait préféré des mots plus forts de la part du Conseil, mais il se dit satisfait de l’existence d’un accord politique qui permettra de prendre des sanctions « le moment venu ».
Un pays, le Luxembourg, aurait fait valoir qu’une réunion de dialogue était encore programmée d’ici quelques jours et souhaiterait en connaître les résultats avant que l’UE ne passe à des sanctions, a-t-on appris de source européenne.
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