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Burkina Faso : A Ouagadougou, au moins 19 civils tués dans deux attaques djihadistes

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Les attaques djihadistes s’intensifient au Burkina Faso où le bilan total pour le seul mois de février dépasse les 90 morts.

Entre jeudi et dimanche, les localités de Dembo et Yaragatenga ont été le théâtre de tuerie faisant au moins 19 morts. Dimanche, aux environs de 16h00 (locales et GMT), « un groupe de terroristes à attaqué les populations de Yargatenga. Au moins dix hommes ont été lâchement assassinés », a indiqué à l’AFP un habitant de cette localité, située dans l’est du Burkina Faso.

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Les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP, supplétifs de l’armée) « ont tenté de s’opposer à cette incursion, mais deux d’entre eux sont tombés les armes à la main », a poursuivi cet habitant. L’attaque a été confirmée par un responsable local, évoquant de son côté un bilan de « 13 morts » et de « nombreux dégâts matériels », sans plus de détails.

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« Dans l’après-midi de jeudi, une centaine d’hommes armés, sur des pick-up et des motos, ont fait irruption dans le village de Dembo, ouvrant le feu avant d’affronter les VDP », a indiqué lundi un de leurs responsables à l’AFP.

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« On a perdu sept éléments après ces affrontements qui ont duré plus de trois heures. Plusieurs ennemis ont aussi été tués, mais leurs corps ont été emportés », a-t-il précisé.

Selon lui, le manque de carburant dans cette commune explique la difficulté des VDP à traquer les assaillants dans leur repli. Un détachement militaire venu de Nouna, le chef-lieu de la province de la Kossi, a été déployé vendredi.

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Une quarantaine de personnes ont été tuées dans des attaques visant civils et militaires attribuées à des jihadistes. Depuis le début de l’année, plus de 150 personnes sont mortes dans ces raids, essentiellement perpétrés dans la moitié nord du pays.

Le Burkina Faso, théâtre de deux coups d’Etat militaires en 2022, est pris depuis 2015 dans une spirale de violences jihadistes apparues au Mali et au Niger quelques années auparavant et qui s’est étendue au-delà de leurs frontières. Les violences ont fait des milliers de morts civils et militaires et quelque deux millions de déplacés.

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