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Politique

Laurent Gbagbo: Tout savoir sur sa politique avant sa chute en 2011

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Laurent Gbagbo, né le 31 mai 1945 à Gagnoa, est un historien, écrivain et homme d’ État ivoirien.

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Laurent Gbagbo met en œuvre une politique dont l’ objectif affiché est de permettre l’ enrichissement de l’ ensemble des Ivoiriens, et pas seulement certaines catégories aisées, très minoritaires.

Il souhaite en outre tourner la page de la croissance sans développement, caractéristique de l’ ère de Félix Houphouët- Boigny. Cette politique, dite de « refondation », est fortement teintée de socialisme, de nationalisme identitaire et d’ anticolonialisme, particulièrement à l’ égard de la France.

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Si le bilan de Laurent Gbagbo est considéré comme globalement négatif, des observateurs soutiennent qu’ il est compliqué de le juger comme l’ unique responsable des difficultés du pays entre septembre 2002 et novembre 2010.

En effet, d’ une part les capacités de gestion des affaires de l’ État ivoirien se sont dégradées, avec la partition du pays et l’ apparition d’ une économie parallèle à grande échelle, et d’ autre part la participation de ministres issus d’ autres formations politiques tels que le PDCI ou le RDR à plusieurs gouvernements pendant cette période n’ a aucunement empêché la mal- gouvernance et la corruption de se développer.

Les universités publiques ivoiriennes deviennent rapidement le lieu de violences et d’ exactions, en particulier de la part de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’ Ivoire, devenue une milice au service du pouvoir en place avec à sa tête Charles Blé Goudé.

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Ce dernier encouragea des pratiques violentes, voire meurtrières tels que l’ officieux « article 125 ». Professeurs, élèves et journalistes sont de plus en plus violentés dès lors que le syndicat étudiant ou le pouvoir fait l’ objet de remarques ou de critiques.

La tricherie, la facilité, la corruption deviennent progressivement le mode d’ admission aux examens et aux concours.

D’ après Human Rights Watch, Laurent Gbagbo a, pendant son mandat, considérablement favorisé les groupes ethniques lui étant loyaux, au détriment des autres groupes ethniques du pays. Il use des concepts d’ ethnicité et de citoyenneté dans le but de stigmatiser les Ivoiriens du Nord ou les immigrés d’ Afrique de l’ Ouest, qui sont alors considérés comme des « étrangers » dangereux par les partisans de Laurent Gbagbo, alors même que ces personnes ont passé toute leur vie en Côte d’ Ivoire, souvent dans des villes du Sud comme Abidjan, très éloignées de leur région ethnique d’ origine.

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Le 2 décembre 2010, la Commission électorale indépendante (CEI) se voit physiquement empêchée de proclamer les résultats provisoires par certains de ses membres, favorables au président sortant.

Après ces incidents, les chiffres sont finalement communiqués et donnent Alassane Ouattara vainqueur avec 54, 1 % des voix.

Mais le Conseil constitutionnel, entièrement nommé par le président sortant, considère que les résultats de la CEI sont invalides et annonce des résultats donnant Laurent Gbagbo victorieux après analyse des recours déposés par les partisans de ce dernier.

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La représentante de la diplomatie de l’ Union européenne, le secrétaire général de l’ ONU et les présidents Barack Obama et Nicolas Sarkozy, entre autres, considèrent pour leur part que le vainqueur de l’ élection est Alassane Ouattara.

Le 11 avril 2011, après dix jours de combats à Abidjan et de bombardement de la résidence présidentielle par les forces spéciales françaises de la Force Licorne et l’ ONUCI, Laurent Gbagbo est arrêté en compagnie de son épouse Simone par les forces d’ Alassane Ouattara.

Il est placé en état d’ arrestation à l’ Hôtel du Golf, quartier général de Ouattara58, 59, puis transféré à Korhogo, dans le nord du pays, où il a été assigné à résidence (son épouse sera, quelques jours plus tard, placée à son tour en résidence surveillée à Odienné, une autre localité du nord ivoirien).

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Le 18 août 2011, il est inculpé et placé en détention préventive pour « crimes économiques » (« vol aggravé, détournement de deniers publics, concussion, pillage et atteinte à l’ économie nationale »). Il est incarcéré huit mois en Côte d’ Ivoire.

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