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Une candidature pas à l’abri d’une invalidation, Gbagbo radié de la liste électorale, des négociation tendu s’annonce entre le PPA-CI et le pouvoir

L’ex-président ivoirien a été désigné, lundi 17 octobre 2022, pour porter le flambeau de son parti à ces échéances électoraliste qui auront lieu dans 3 ans.

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Au Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), l’idée d’une candidature de Laurent Gbagbo à la présidentielle de 2025 est déjà actée. Mais celle-ci n’est pas à l’abri d’une invalidation par le Conseil constitutionnel.

Une candidature pas à l’abri d’une invalidation

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Sauf que sur le terrain, l’ex-pensionnaire de la prison de Scheveningen à La Haye n’est toujours pas à l’abri d’une invalidation de sa candidature au cas où il répondrait favorablement aux sollicitations des caciques du Parti des peuples africains. Laurent Gbagbo a, en effet, été radié de la liste électorale en raison de sa condamnation à 20 ans de prison dans le cadre de l’affaire dite du braquage de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’ouest (BCEAO).

La décision lui a été d’ailleurs notifiée à la veille de la présidentielle d’octobre 2020. “ Le président du tribunal a entériné la décision (…). C’est un non définitif, il n’y a plus de recours au plan national », confiait à l’AFP Me Claude Mentenon, l’avocat de M. Gbagbo. Selon la législation ivoirienne “ Toute personne condamnée pour un délit ou un crime à une privation de ses droits civiques était rayée des listes lors de la révision », avait expliqué Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, le président de la CEI lors de la présentation de la révision de la liste électorale début août 2021. Une disposition sur laquelle s’était d’ailleurs appuyé le Conseil constitutionnel ivoirien pour justifier le rejet de la candidature de Laurent Gbagbo à la présidentielle de 2020.

Une grâce présidentielle en lieu et place d’une amnistie

Deux ans après, en dépit de son retour au bercail, après une dizaine d’années d’absence du à son procès à la Cour pénale internationale, la situation de l’ex-président ivoirien, privé de ses droits civiques n’a toujours pas évolué. En lieu et place d’une loi d’amnistie qui aurait effacé cette condamnation, le président Alassane Ouattara, son prédécesseur à la tête de l’ État, a préféré une grâce présidentielle.

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Une décision très mal appréciée du côté du parti des peuples africains-Côte d’Ivoir (PPA-CI).

Pour nous ce qui s’est passé en 2020, c’est un jeu politique. Ça faisait partie des mesures dilatoires déployées pour empêcher le président Laurent Gbagbo de regagner Abidjan

“ Il n’avait jamais été question d’une grâce présidentielle. L’amnistie fait partie des résolutions du dialogue politique (…) Nous allons continuer de nous battre jusqu’au bout pour entretenir. Le PPA-CI n’entend pas céder”, a prévenu M. Katinan Koné. Qui reste également convaincu qu’aucun obstacle ne pourrait empêcher Laurent Gbagbo de candidater à la prochaine présidentielle.

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“Pour nous ce qui s’est passé en 2020, c’est un jeu politique. Ça faisait partie des mesures dilatoires déployées pour empêcher le président Laurent Gbagbo de regagner Abidjan. Pour moi je mets sur le compte du dilatoire pour ne pas qu’il viennent. Mais là il est là. Donc aucun dilatoire ne peut marcher. Pour nous il n’y a aucun élément qui prouve que le président Laurent Gbagbo est privé de ses droits civiques. Et il va s’inscrire sur la liste électorale et nous aviserons ”, a prévenu Justin Koné Katinan, lors de la 7e édition de la tribune du PPA-CI.