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Politique

Côte d’Ivoire : Fraîchement élue à la tête du MGC, Simone Gbagbo attaque le bilan « inattaquable » de Ouattara

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Simone Gbagbo, après la création de son parti, n’a pas mis du temps pour annoncer les couleurs. Du haut de la tribune qui a servi de cadre à son investiture à la tête dudit parti, l’ex-Première dame s’est vertement attaquée au bilan pourtant dit « inattaquable » du chef de l’Etat Alassane Ouattara.

Elue à la tête du Mouvement des Générations Capables (MGC), le benjamin des partis politiques ivoiriens à l’issue de son assemblée générale extraordinaire des 19 et 20 août dernier, Simone Gbagbo n’a pas tardé à donner le ton de ce que son parti ne servira pas de sparring-partner au Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) d’Alassane Ouattara.

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Du haut de la tribune qui a servi à sa prestation de serment en qualité de présidente du MGC, l’ex-Première dame a été très critique sur la gestion du régime Ouattara. C’est une Simone Gbagbo, le stylo rouge à la main tel un enseignant sur une copie d’écolier qui a passé au crible la gouvernance du régime Rhdp. Pour l’ex-députée d’Abobo, « aujourd’hui, c’est un euphémisme que de dire que notre pays, à bien des égards, se trouve à la croisée des chemins ». Ainsi a-t-elle planté le tableau. « Il ne faut surtout pas s’arrêter aux apparences d’une prétendue croissance macro-économique à deux chiffres, claironnées ici et là », a—t-elle insisté, avant d’ajouter que « dans tous les secteurs d’activités, les clignotants sont au rouge ».

Le premier constat de l’échec du système Ouattara fait par la toute nouvelle présidente du Mouvement des Générations Capables est « la non prise en compte des propositions de l’opposition relatives aux réformes du systèmes électoral ». Ce qui pour elle, « obstrue le jeu démocratique et expose le pays à des risques d’embrassement ». Toujours relevant les insuffisances politiques de la gouvernance du chef de l’Etat, l’ex-Première dame a dénoncé la gestion clanique du pouvoir qui se matérialise par « le clanisme, le clientélisme et le népotisme » qui, à l’entendre, « continuent de contribuer à l’accentuation des disparités régionales et à la fracture sociale larvée ».

Quant à la réconciliation nationale, Simone Gbagbo est formelle quand elle affirme que « le processus de réconciliation nationale n’a jamais vraiment démarré ». Son regard sur la situation économique n’est pas non plus reluisant. « La situation économique de la Côte d’Ivoire est très préoccupante, avec un niveau d’endettement très élevé », a fustigé Simone Gbagbo avant de faire remarquer que le pays « consacre 51% de son budget au remboursement de la dette et occupe le 162ème rang mondial sur 185 pour l’indice de développement humain ».

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Ce marasme économique de notre pays s’expliquerait selon la présidente du MGC par le fait que « l’économie de notre pays est à la merci de la voracité des prédateurs de nos richesses naturelles économiques et notre patrimoine vital ». S’agissant du système sanitaire ivoirien, la présidente du plus jeune parti politique a déclaré que celui-ci « n’a pas arrêté de se détériorer et ne dispose pas d’infrastructures performantes et de qualité ». Toute chose qui prend à contre-pied le pouvoir Ouattara qui ne manque aucune occasion pour s’auto-féliciter d’investissements dans le secteur dont les populations ne sentent aucun impact dans les prestations dans les centres de santé.

Le système éducatif n’a pas non plus échappé à la loupe de Simone Gbagbo qui dit de lui qu’il « peine à donner un sens plein et total à l’institution école ». Poursuivant dans la critique de la gouvernance de l’ancien fonctionnaire du FMI, l’ex-députée a touché du doigt les épineuses questions de la montée en grâce de « l’orpaillage clandestin », qui en réalité n’est pas si clandestin que ça, puisque se pratiquant très souvent au nez et à la barbe de certaines autorités, et « le trafic de la drogue » qui, pour elle, « sont à l’origine de sérieux problèmes sécuritaires ». C’est le dressage du sombre tableau de la gestion du pays par Alassane Ouattara qui a servi d’entrée en matière dans l’arène au Mouvement des Générations capables et sa présidente.

Générations Nouvelles

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