Connect with us

Politique

Damana Pickass catégorique : « Il n’y a pas de plan B, toute modification de la Constitution sera susceptible d’entraîner des troubles »

Publié

on

Spread the love

Dans cette deuxième et dernière partie de son interview, accordée au Nouveau Réveil, Damana Adia Pickass, secrétaire général du PPA-CI, parti de Laurent Gbagbo, prévient le pouvoir RHDP sur les troubles que pourraient entraîner « toute modification de la Constitution ». Il fait allusion au retour des 75 ans à la présidentielle qui pourrait éliminer de facto les trois grands de la politique ivoirienne.

N’avez-vous pas un plan B ?

Publicité

Qu’est-ce que ça veut dire un plan B ?

Au cas où la Constitution serait modifiée ?

Non, il n’y a pas de plan B. Il n’y a pas de plan C. Il n’y a aucun autre plan. Il n’y a qu’un seul et unique plan, c’est Laurent Gbagbo.

Publicité

Qui sera donc le candidat du PPA-CI ? Est-ce Laurent Gbagbo ?

Oui. C’est clair, c’est net, c’est incontestable. Gbagbo Laurent répond à tous les critères. Gbagbo Laurent est moralement, physiquement apte à porter les couleurs du PPA-CI. C’est notre leader, c’est notre joker. Gbagbo est celui-là même avec qui nous avons les plus grandes chances de remporter le scrutin. Gbagbo est notre candidat. Et je ne sais pas pourquoi les gens nous reprochent notre choix, notre mobilisation autour de notre candidat qui est Laurent Gbagbo. Qu’est-ce que Gbagbo leur a fait ? Pourquoi il ne devrait pas être candidat ? On l’a envoyé en prison, il a gagné son procès, il est revenu. Pourquoi ne serait-il pas candidat ? Si au moins il avait perdu son procès, on pouvait comprendre.

A LIRE AUSSI : Le FPI d’Affi a bien été refoulés par Ouattara, sa présence n’est pas désiré au sein du RHDP

Mme Simone Gbagbo a dit récemment que le PPA-CI n’était pas à son Congrès, pourquoi vous n’y étiez pas ?

Publicité

Je n’ai absolument rien à dire sur ce sujet.

Quels sont vos rapports avec Mme Simone Gbagbo?

Mais il n’y a rien. On n’a pas de problème avec qui que ce soit.

Publicité

Même avec Blé Goudé ?

On n’a aucun problème avec qui que ce soit.

Il y a quelque temps, on a entendu des bruits de part et d’autre ?

Publicité

Non, il n’y a pas eu de bruit, encore moins de réponse à quelqu’un. Nous avons juste rectifié certaines contrevérités et dérives et depuis que nous avons parlé, les clameurs ont baissé ou se sont tues.

Est-ce la déchirure entre Mme Gbagbo, Blé Goudé et le PPA-CI ?

Le PPA-CI de Laurent Gbagbo est fidèle à sa vision et à son projet de société qui est de bâtir une nation de liberté dans laquelle le peuple exerce sa souveraineté à travers ses dirigeants qu’il s’est librement choisis. Nous marchons donc réunis dans un parti avec tous ceux qui sont attachés aux valeurs de la démocratie, de la souveraineté et du panafricanisme.

Publicité

Est-ce qu’il y a possibilité de renforcer l’alliance avec les autres partis de l’opposition ?

Je ne sais pas de quoi demain sera fait avec les autres partis de l’opposition. Mais pour l’instant, le PPA-CI est en alliance avec le PDCI et les choses se passent bien.

Et avec ceux qui sont sortis de vos rangs ?

Publicité

Moi, je ne suis pas dans la politique de fiction. Ces situations ne se sont pas encore présentées, donc je ne peux les aborder ici. C’est pourquoi, je n’en ferais pas cas. Si demain elles se présentent à nous, en ce moment on verra.

A LIRE AUSSI : Libération des 46 soldats ivoiriens : Ouattara active ses réseaux et passe un « discret » coup de fil

La grâce de Laurent Gbagbo, vous semblez la rejeter parce qu’elle limite ses chances en 2025. C’est une amnistie que vous exigez ?

Nous ne nous sentons pas concernés par la grâce présidentielle. Le Président Laurent Gbagbo n’a jamais fait une demande de grâce présidentielle au président Alassane Ouattara. Pour qu’une mesure de grâce soit prise, il faut que l’intéressé puisse en faire une demande formelle. Il n’en a pas fait. Donc il ne se sent pas concerné. Et nous rejetons cette mesure de grâce qui ne s’impose pas à nous. Nous disons que le régime en place s’est embourbé dans des accusations fallacieuses et un faux procès. Et donc la meilleure porte de sortie de cette crise artificielle suscitée par ce régime, c’est de prendre une loi d’amnistie pour normaliser la situation.

Publicité

De quoi parle-t-on ? Que le président Laurent Gbagbo aurait braqué la BCEAO. A quel Ivoirien peut-on faire accepter cette grossièreté ? Quelqu’un qui vient de subir un long procès sanctionné par un acquittement total, on lui colle en Côte d’Ivoire un chef d’accusation, ne serait-ce que pour l’éliminer de la course à la présidentielle. On ne peut pas accepter cela. Alors pour qu’il y ait une sortie honorable pour tous dans cette crise, il faut que le gouvernement prenne une loi d’amnistie pour effacer et les condamnations et la peine afin que les choses puissent se dérouler normalement.

2010, c’est oublié ? L’étiquette qu’on vous a collée ?

Quelle étiquette m’a-t-on collée ?

Publicité

Celle d’avoir déchiré les résultats, c’est oublié ?

2010 est loin derrière nous, mais 2010 fait partie de notre histoire, il faut en tirer les leçons pour ne plus que ça se répète. Cependant, je ne me renierai jamais. Donc si c’était à refaire, dans les mêmes conditions, je n’hésiterai pas à le faire. Parce que l’acte que j’ai posé est la conséquence d’une forfaiture mal ficelée de fraudes massives de nos adversaires résultant d’une parodie électorale. Il fallait y mettre un terme et c’est ce que nous avons fait pour révéler au monde entier cette escroquerie électorale.

Le président Laurent Gbagbo va très bien. Il est actuellement dans son village natal en train de se reposer et d’honorer des obligations familiales. Il a perdu des proches, il va aux funérailles, à des enterrements, à des rendez-vous, il rencontre des communautés. D’ailleurs toutes les populations du Gôh dans leurs diversités lui ont rendu hommage le weekend dernier dans son village à Mama. Le président Laurent Gbagbo va donc physiquement et moralement bien.

Quel rendez-vous le PPA-CI donne à ses militants et à tous les Ivoiriens ?

Publicité

Nous leur donnons le rendez-vous du changement. Les Ivoiriens ont beaucoup souffert ces dix (10) dernières années. Beaucoup ont perdu espoir. Beaucoup conservent encore les séquelles de la violence. Il y en a qui sont en prison. Leurs parents sont dans la souffrance. Tous les exilés ne sont pas encore rentrés. La vie devient pratiquement impossible en Côte d’Ivoire. Rares sont les Ivoiriens qui arrivent à avoir les trois (03) repas de la journée. Le panier de la ménagère se rétrécit. Le chômage est là, l’insécurité est galopante.

A LIRE AUSSI : Voici les raisons évoqués pour le prochain remaniement ministériel, Mabri pourrait entrer au gouvernement

Tout cela crée une désintégration morale de la société parce que les enfants sont à la merci de toutes sortes. La population qui commence à perdre espoir. C’est pourquoi, nous lui donnons rendez-vous pour le changement, pour l’espoir. Le PPA-CI est revenu dans le jeu politique pour reconquérir le pouvoir. Et travailler pour le bien-être des Ivoiriens. C’est l’une des raisons de l’engagement de Laurent Gbagbo en politique.

Quand il a pris le pouvoir, il a commencé à avoir une embellie sociale, matérielle, vérifiable, concrète sur les Ivoiriens. Et les ennemis de la Côte d’Ivoire, constatant cela, ont interrompu Laurent Gbagbo dans son élan en attaquant son régime. Il a été éloigné de son pays, déporté, jugé. Il a gagné son procès et est revenu pour reprendre ce combat. Il faut que les Ivoiriens aient confiance parce que leur fils est revenu pour reprendre le pouvoir avec eux pour continuer la refondation de ce pays. Damana Adia Pickass prévient ainsi le pouvoir RHDP.

Nouveau Réveil

Publicité

Continuer La Lecture
Publicité
Cliquez Pour Commenter

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.