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Politique

Hadja Wassa Coulibaly (GPS Royaume-Uni) : « Non, le président Guillaume Kigbafori Soro n’est pas un tigre en papier, Soro n’a jamais offensé Ouattara »

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Déléguée de Générations et peuples solidaires au Royaume-Uni et en Irlande du nord, Hadja Wassa Coulibaly a été nommée directrice de campagne chargée de la diaspora, par Guillaume Soro, dans le cadre de l’élection du président du mouvement de l’ancien Premier ministre ivoirien. Dans cet entretien, elle se prononce sur les enjeux du renouvellement des instances de GPS et aborde plusieurs questions d’actualité.

Qu’est-ce que cela vous fait de savoir que vous faites partie de l’équipe de campagne de Guillaume Soro pour l’élection à la présidence de GPS ? En tant que membre de GPS de la diaspora, quelle part comptez-vous prendre dans la campagne de votre mentor ?

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C’est un honneur pour moi de faire partir de l’équipe de campagne, du président Guillaume Kigbafori Soro. Ça fait plaisir de savoir que le travail pour l’implantation de GPS que mes collaborateurs et moi abattons depuis quelques années est remarqué. Je partage cet honneur avec toute la délégation GPS Royaume-Uni, Irlande du nord. C’est aussi une lourde responsabilité et je ferai tout pour être à la hauteur de la confiance que notre leader a placée en moi. En tant que directrice adjointe de campagne chargée de la diaspora, la mission sera de sensibiliser nos camarades de la diaspora quant au bien-fondé de continuer l’aventure avec le président Guillaume Kigbafori Soro. Ce qui d’ailleurs sera aisée tant les faits parlent pour l’homme.

Probablement candidat unique à sa propre succession, votre mentor a-t-il vraiment raison de déployer toute cette artillerie pour une élection quasiment gagnée d’avance ?

C’est une élection et chacun y va avec ses armes. Nous avons un candidat, il s’appelle Guillaume Kigbafori Soro. Il n’est pas membre du comité électoral, nous non plus ; comment saurions-nous qu’il est candidat unique ? Nous sommes concentrés sur notre organisation comme s’il y avait plus d’un candidat. Après, quand le comité électoral donnera la liste des candidats, on saura s’il est candidat unique ou pas. Pour l’instant, nous travaillons à vendre notre produit qui n’est plus à présenter.

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« GPS CONTINUE DE DRAINER DU MONDE ET À ENTRETENIR L’ESPOIR CHEZ LES IVOIRIENS »

Quelles sont pour vous les enjeux de cette élection et au-delà, de tout ce remue-ménage auquel on assiste depuis le 18 juin 2022 ?

Déjà, je ne pense pas qu’il y ait un remue-ménage. L’expression n’est pas à propos. Générations et peuples solidaires est mouvement sérieux et bien structuré. Ce à quoi vous assistez depuis le 18 juin et que vous qualifiez de remue-ménage est inscrit dans nos textes. Est-ce en faire trop que de respecter les textes qu’on s’est donné en toute liberté ? Je ne le pense pas.

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Parlant de l’enjeu de ces élections, il est là, devant vous. Les textes du mouvement citoyen Générations et peuples solidaires stipulent qu’après trois années d’exercice, il faut faire le bilan et procéder au renouvèlement des instances. C’est ce à quoi nous nous attelons. Nous ne pouvions pas, en même temps que nous dénonçons le viol de la Constitution à l’échelle nationale, violer nos propres textes. C’est aussi un message à ceux qui ont prétexté un cas de force majeur pour piétiner la loi fondamentale de notre pays, qu’aucune situation ne doit et ne peut justifier le non-respect des textes.

Doit-on considérer que tout ça représente pour vous un échauffement, en prélude aux prochaines élections, notamment les municipales et les régionales de 2023 et la présidentielle de 2025 ?

Un échauffement pour les élections à venir ? Je ne le dirai pas ainsi forcément. Toutefois, ça peut constituer une expérience pour toutes les personnes qui ont été coptées dans la direction de campagne. Voyez-vous, notre président a un très bon bagage en terme d’expérience politique et des élections depuis ses années école, qu’il n’a pas aujourd’hui besoin d’un exercice de simulation. Ce que vous devez retenir, c’est que notre démarche est motivée par le respect de nos textes et rien de plus

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Guillaume Soro a-t-il encore quelques chances de se présenter à la présidentielle de 2025 ?

Et pourquoi n’aurait-il pas toute la chance de participer à la présidentielle de 2025 ? Les hommes ont leur calendrier et Dieu a le sien. Moi, je crois en Dieu et j’ai foi au destin du président Guillaume Kigbafori Soro qui, d’ailleurs, est un homme de destin. Que Dieu donne longue vie à vous, à nous et à ceux qui pensent que le président de GPS est fini. Nous en reparlerons.

Justement, que répondez-vous à ceux qui affirment que Guillaume Soro étant éteint politiquement, est obligé de faire tout ça pour se donner le sentiment qu’il existe encore ?

Ça me fait juste rire et je constate la limite de leur culture politique voire générale. Savent-ils l’histoire de Nelson Mandela ? Et pourtant, Alassane Ouattara lui-même est un cas d’école en Côte d’Ivoire. Objet d’un mandat d’arrêt international, il a été contraint à l’exil et ses adversaires avaient juré qu’il ne sera jamais président de la République. Aujourd’hui, ça me fait marrer de voir que ce sont ses partisans qui pensent cela de notre leader.

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Comme quoi, ils n’ont rien retenu de leur propre histoire. Je vais terminer en citant le président Guillaume Kigbafori lui même : « tant qu’on n’a pas assisté à l’enterrement d’un homme politique, il ne faut pas déclarer qu’il est fini ».

Contraint à l’exil depuis trois ans, son mouvement dissout par la justice, votre leader, en réalité, sans la protection du président Ouattara ne se révèlet-il pas comme le disent les militants du Rhdp un tigre en papier ?

Un tigre en papier qu’on cherche à anéantir par tous les moyens ? Un tigre en papier contre qui en déploie toute la batterie étatique ? Ne voyez-vous pas comment celui que qu’ils désignent comme un tigre en papier perturbe le sommeil du pouvoir au point de le voir partout ? Non, le président Guillaume Kigbafori Soro n’est pas un tigre en papier. Ce n’est pas un tigre, c’est « le messie » qui incarne l’espoir des générations actuelles et futures de la Côte d’Ivoire.

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Récemment, le ministre de la Réconciliation était à la rencontre des Ivoiriens vivant au Royaume-Uni. Etiez-vous à cette rencontre ? Pourquoi ?

Nous n’y étions pas pour la seule et simple raison que nous n’y avions pas été associés. Nous espérons qu’un jour, les gens comprendront que la réconciliation nationale est un enjeu important et qu’il ne faut pas ruser avec en utilisant la diversion et le folklore politique

Au pays, Kouadio Konan Bertin a conseillé à Guillaume Soro de saisir la main tendue du chef de l’Etat et de faire profil bas, après avoir offensé Alassane Ouattara. Que lui répondez-vous ?

La beauté de la Côte d’Ivoire, c’est qu’elle a inscrit la liberté d’expression dans sa Constitution, quoiqu’aujourd’hui, cette disposition constitutionnelle soit sélective. Au nom de cette liberté d’expression, les gens disent tout ce qui leur passe par la tête. Sinon, pour parler de saisir une main tendue, il faut encore que cette main soit tendue. Il est le seul à voir cette main fantôme dont il parle.

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Demander au président Guillaume Kigbafori Soro de faire profil bas alors qu’il n’a pratiquement rien dit depuis plusieurs mois ? Demander au président Guillaume Kigbafori Soro de faire profil bas, alors que ses biens sont vendus aux enchères ? Demander au président Guillaume Kigbafori Soro de faire profil bas alors que ses collaborateurs, sont injustement en prison ? Il faut vraiment être un ministre de la Réconciliation en Côte d’Ivoire pour le faire. Bon, après, il faut comprendre que le nom du président Guillaume Kigbafori Soro sert simplement de fonds de commerce à beaucoup

Que répondez-vous à ceux qui continuent de reprocher à Guillaume Soro ses sorties à l’emportepièce, allant jusqu’à offenser Alassane Ouattara qu’il a promis de faire asseoir et de lui donner des conseils ?

Ils font de la mauvaise foi. Guillaume Kigbafori Soro n’a jamais offensé Alassane Ouattara. Nous étions dans une joute politique où le président Guillaume Kigbafori Soro, opposant, s’adressait au président de la République, Alassane Ouattara, candidat à un troisième mandat illégal. Nous savons tous que les pics font parties intégrantes du jeu politique. Ailleurs où la démocratie à tout son sens, on entend pire que ça et la terre ne se renverse pas. Il faut que l’on arrive à placer les choses dans leur contexte. Cela évite certaines interprétations.

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Que diriez-vous à ceux qui pensent que M. Soro devrait quitter la présidence de GPS, le temps qu’il règle ses ennuis judiciaires pour y revenir quand tout serait rentré dans l’ordre ?

A ceux-là, je dis désolé, mesdames et messieurs, vous avez une fois de plus échoué. Nous avons tout de suite compris le manège. La stratégie consistait à nous faire accepter qu’il faut confier la présidence de GPS à quelqu’un d’autre le temps que les choses entrent dans l’ordre pour le président Guillaume Kigbafori Soro pour ensuite dire que nous sommes convaincus qu’il est fini et avons décidé de tourner sa page. Après avoir échoué dans la tentative d’atteinte à son intégrité physique, après avoir échoué dans la tentative de le mettre en « cage », ils ont voulu passer par nous pour accomplir leur besogne à leur place. Comme on le dit à Abidjan, on a vu dedans.

L’engouement suscité par GPS lors des deux premières années de son existence ne s’est-il pas estompé, surtout après les défections constatées dans vos rangs ? Votre leader et son mouvement n’ont-ils pas fini par décevoir l’espoir que les Ivoiriens avaient commencé à placer en eux ?

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GPS, aujourd’hui plus qu’hier continue de drainer du monde et à entretenir l’espoir chez les Ivoiriens. Les défections font partie de la vie politique et cela, vous qui êtes journaliste, vous le savez plus que quiconque. Dans l’histoire politique de notre pays, ce n’est pas la première fois que des personnes abandonnent leur formation politique pendant la difficulté. Cela n’a pas pour autant empêché ces formations politiques d’exister. Si les défections pouvaient mettre fin à l’existence d’un parti politique, on ne parlerait plus du Pdci aujourd’hui.

Dans le contexte actuel, en quoi est-ce que l’ancien président de l’Assemblée nationale constitue une alternative crédible pour les Ivoiriens ?

Le président Guillaume Kigbafori Soro constitue la seule alternative crédible aujourd’hui au regard de ses innombrables atouts. Il est un enfant du peuple, Il connait la Côte d’Ivoire, il connait le peuple de Côte d’Ivoire et ses besoins. Il a une très grande expérience de la gestion des affaires publiques du haut de ses 50 ans. En plus, il a l’amour de son pays et de son peuple. C’est aussi un rassembleur, il n’est pas clivant comme peuvent l’être certains acteurs politiques de notre pays.

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