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Politique

Le camp Guillaume Soro recadre sèchement le Ministre Konan Kouadio Bertin

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Suite à l’exhortation faite à Guillaume Soro par le ministre ivoirien de la Réconciliation et de la Cohésion nationale Konan Kouadio Bertin, lui demandant de saisir la main tendue du Président Alassane Ouattara, les réactions pour ou contre ne se sont pas fait attendre. Jules Brou, membre de la délégation France de Générations et Peuples Solidaires (GPS présidé par Guillaume Soro), a rendu public un message de recadrage dont nous avons reçu copié.

 » Message de clarification adressé au Ministre Konan Kouadio Bertin :

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Au cours d’un entretien qu’il a tenu récemment sur le plateau d’une chaîne de télé, Konan Kouadio Bertin, ministre ivoirien de la Réconciliation Nationale, a déclaré , en substance, que l’ancien premier ministre , ancien président de l’assemblée nationale , et actuel leader de l’opposition ivoirienne , Guillaume Soro doit prendre la main tendue par le chef de l’état Alassane Ouattara.
Cette déclaration publique tend à faire passer Guillaume Soro pour un mauvais esprit politique braqué sur une position de rejeter systématiquement tout dialogue avec le gouvernement ivoirien. On est amené à se poser la question insistante de savoir où et quand Alassane Ouattara a officiellement tendu la main à Guillaume Soro contraint à l’exil politique pour avoir affiché sa détermination de voir la Côte d’Ivoire être gouverné démocratiquement.
Konan Kouadio Bertin confirme ainsi qu’il était un candidat de façade qui n’incarnait en aucun cas l’adversaire politique à Alassane Ouattara lors de la présidentielle 2020 . Il vient de dévoiler son véritable rôle de faire-valoir au service des forces rétrogrades ennemies de la démocratie et des libertés humaines en Côte d’Ivoire.
Au travers son raisonnement impartial et foncièrement orienté contre l’autodétermination politique du reste légitime et légale conférée à la personne de Soro Guillaume, Konan Kouadio Bertin exprime allègrement que son poste de ministre est au-dessus de la liberté de pensée des ivoiriens. Il apparaît que le pluralisme était une chimère et la garantie des droits fondamentaux un écran de fumée destinée à endormir la conscience des masses populaires. Une telle attitude liée à la sortie hasardeuse de Konan Kouadio Bertin traduit nettement que la régulation des rapports politiques est brutale et belliciste, et que le constitutionnalisme rédhibitoire prévaut en Afrique.

La messe est donc dite : la Côte d’Ivoire est gérée comme un royaume avec un « super président » , un « super Papa président », qui décide de tout et devant qui il faut impérativement fléchir tout droit de penser autrement. C’est la Constitution qui est foulée aux pieds.

Un Super papa président qui, dans ses rapports avec les institutions de la république, se donne la liberté de les infantiliser, sans tenir compte de l’ensemble des contre-pouvoirs institutionnels qui sont sous l’emprise du père de la nation.

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S’appuyer sur la tradition et la culture africaine pour justifier cet aveu est une escroquerie morale. Ce type d’escroqueries politiques accentuent le retard accusé par le continent africain en justifiant les faiblesses structurelles par des arguments sur mesure pour un peuple dont la soif de souveraineté , de justice, et de véritable développement est pour le moment endormie .

Il convient au ministre Konan Kouadio Bertin de ne pas perdre de vue que les ivoiriennes et les ivoiriens sont à la recherche de solutions politiques durables qui renforceront la réconciliation nationale, l’Etat de droit , le respecte des libertés fondamentales et le développement durable.

Il faut donc sortir des raccourcis, que sur l’autel des calculs politiciens, des hommes politiques opportunistes veulent imposer à la Côte d’Ivoire. Faut-il plutôt agir dans les règles de l’art, en bonne et due forme pour aller à la réconciliation nationale vraie ».

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