Connect with us

Politique

Soldats ivoiriens au Mali : Générations Nouvelles dénonce « les accusations farfelues » contre Soro sur Life TV

Publié

on

Spread the love

Dans un article publié par Générations Nouvelles (proche de l’ancien président de l’Assemblée nationale, en exil en Europe), l’auteur dénonce « les accusations farfelues » portées par une chroniqueuse sur Life TV, contre Guillaume Soro. NDLR.

Assurément, Guillaume Soro est devenu l’éternel bouc-émissaire pour certaines personnes. Lorsque le pouvoir Ouattara traverse un moment difficile comme la situation des 49 soldats ivoiriens bloqués au Mali depuis le 10 juillet dernier, certaines officines proches du parti au pouvoir y voient l’ombre de l’ancien président de l’Assemblée nationale. C’est à cet exercice que s’est livrée une chroniqueuse de Life TV en milieu de semaine.

Publicité

Dans l’une des rubriques, « Ça fait l’Actu » du « Talk des vacances », la dernière-née des émissions de Life TV, une chroniqueuse répondant au nom d’Isabelle Vovor s’est donnée le loisir de tenir des propos d’une extrême gravité à la fois à l’encontre de Guillaume Soro et de certaines autorités de la transition malienne. Après avoir qualifié le gouvernement malien de « gouvernement de voyous » qui jouerait sur le populisme, la jeune dame s’est permise d’accuser l’ancien Premier ministre ivoirien d’être celui qui tire les ficelles pour compliquer la situation des 49 soldats ivoiriens arrêtés à Bamako. Sans aucun début de preuve, la chroniqueuse sur la télévision de Fabrice Sawégnon a lancé de façon péremptoire que « ce qu’il faut savoir aussi c’est que Guillaume Soro est l’un des conseillers de la junte malienne », au grand étonnement des autres participants à l’émission.

Quand ces derniers, sur le plateau lui demandent des précisions sur l’accusation qu’elle porte sur le président de Générations et peuples solidaires, (GPS), le seul élément qu’elle avance, ce sont « des indiscrétions ». A cela, elle ajoute des propos de cyber-activistes maliens qui fustigeraient le chef de l’Etat Alassane Ouattara. L’attitude de la chroniqueuse de Life TV est à la fois dangereuse et insensée. Comment peut-elle, sur un plateau de télévision, porter de telles accusations sans un soupçon de preuve ? Des prétendues indiscrétions dont elle semblait être la seule sur le plateau à en avoir la teneur peuvent-elles servir de foi pour clouer au pilori une personnalité de la trempe de Guillaume Soro ?

N’est-ce pas ce même Guillaume Soro qui, dès les premières heures de cette affaire, a sollicité l’intervention des présidents congolais Sassou NGuesso et togolais Faure Gnassingbé pour une solution négociée à l’africaine contrairement à la fermeté affichée par Alassane Ouattara avec l’injonction de libération « sans délai » des 49 soldats ? Laquelle fermeté est passée comme du vent dans les oreilles de Bamako. Dans son accusation sans aucun fondement, la chroniqueuse affirme que l’objectif du maintien des 49 soldats ivoiriens en détention au Mali est de « faire grogner les casernes chez nous » pour ensuite « amener l’Etat ivoirien à agir violemment contre l’Etat malien ».

Ce qui, selon elle, conduirait à une guerre avec « un Etat voisin ». Voilà le projet qu’elle tente maladroitement de coller à Guillaume Soro qui a pourtant conseillé la voie d’une médiation sous-régionale qui d’ailleurs est en marche avec le Togo et l’entrée en jeu du président sénégalais Macky cette semaine. En outre comment des prétendues réactions d’humeur des cyber-activistes maliens contre le chef de l’exécutif ivoirien peuvent-elles constituer la preuve que c’est l’ancien président de l’Assemblée nationale qui est à la manœuvre ? Guillaume Soro a-t-il des accointances avec ces soi-disant cyber-activistes maliens ? A y voir de près, l’attitude de la jeune dame semble loin d’être un cas isolé.

Publicité

Il souffle, en effet, un vent de stratégie de détournement et d’intoxication de l’opinion publique en mettant en avant l’éternel bouc-émissaire. Car, avant cette sortie d’Isabelle Vovor, un quotidien proche du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) avait également accusé l’ex-PAN d’être celui qui a conseillé à Assimi Goïta de solliciter l’échange des militaires ivoiriens contre les exilés politiques maliens en Côte d’Ivoire. Là encore, l’auteur de l’article n’avait pas daigné donner la preuve de ses affirmations.

Et pourtant, il suffit juste de se demander ce que le président de Générations et peuples solidaires peut obtenir comme dividende dans une telle opération, de se rendre compte qu’il n’y obtiendra rien du tout pour lui et son mouvement donc de se rendre à l’évidence que tout ceci n’est qu’un tissu de mensonge mal cousu. Ces adeptes de la théorie du complot qui voient l’ombre de Guillaume Soro partout où le pouvoir Ouattara est en difficulté, diront certainement que c’est l’ex-député de Ferkessédougou qui a coaché Choquel Maïga et autres lorsqu’ils ont engagé et gagné le bras de fer avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao).

C’est encore lui qui leur conseillait de divorcer d’avec la France de Macron pour tisser une nouvelle alliance avec la Russie de Vladimir Poutine. Pour avoir servi dans plusieurs ministères soit en qualité de directrice de communication ou conseillère technique, Isabelle Vovor devait être bien outillée pour savoir que de telles accusations ne se portent pas sans fondement. Surtout pas sur la base de supposées « indiscrétions ». Plus encore, la situation de nos 49 soldats est si délicate que le patron de Voodoo Communication ne devrait pas permettre que des gens profitent des espaces de sa télé pour tenir des propos injurieux à l’encontre des autorités maliennes. Dire des dirigeants maliens qu’ils sont « un gouvernement de voyous » est si grave dans le contexte actuel qu’Isabelle Vovor mérite un recadrage.

Publicité

Point besoin d’être devin pour savoir la mauvaise réception que Bamako aura de ce qualificatif de « gouvernement voyou ». Une situation aussi délicate que celle-ci appelle que les uns et les autres aient de la pondération et surtout évitent de mettre le feu. Les va-en-guerre et autres oiseaux de mauvaises langues doivent être tenus loin de la scène pour laisser la médiation que le Togo et le Sénégal mènent prendre toute la place.

Générations Nouvelles

Publicité