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Politique

Côte d’Ivoire : Messou Kouablan, directeur de campagne associé de Guillaume Soro, candidat à la présidence de GPS

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En vue de l’élection à la présidence de GPS, vous avez été nommé par Guillaume Soro comme son directeur de campagne associé. En quoi va consister votre mission dans cette élection interne à votre mouvement, surtout que le président sortant pourrait être le seul candidat à sa propre succession ?

Merci pour l’occasion que vous me donnez à travers votre journal de parler des élections qui vont avoir lieu à GPS en vue de renouveler ses instances, à savoir la Présidence et le commissariat aux comptes. Élection interne ou pas, la mission d’un directeur de campagne reste la même, à savoir organiser et conduire une campagne électorale. A la tête de l’équipe de campagne, il s’occupe de mobiliser en faveur du candidat ou de la position défendue.

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Quel sont les enjeux de cette élection à la présidence de GPS ?

Les enjeux de cette élection sont multiples, mais je n’évoquerai qu’un. Notre slogan politique est : « gouverner autrement ». Le mandat de trois ans du Président sortant arrivé à son terme le 26 juillet 2022, nous avons comme nos textes l’exigent, organisé le 13 août notre congrès et avons pris une résolution pour le prolongement dudit mandat jusqu’à l’élections du 17 septembre. Nous aurions pu procéder comme on le fait partout sous les tropiques par des artifices juridiques pour prolonger le mandat du Président pour trois autres années, sans problème.

Sauf que nous tenons à respecter les textes que nous nous sommes volontairement donnés, collant ainsi à notre slogan politique de gouverner autrement. En procédant par élection au renouvellement de nos instances, nous envoyons un message fort d’abord à nos adhérents et ensuite à nos compatriotes, comme quoi la démocratie se joue d’abord à GPS avant de toucher notre pays selon notre vision de gouvernance.

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Certains observateurs de la politique ivoirienne pensent que dans la situation actuelle, la bonne stratégie pour vous aurait été de désigner quelqu’un d’autre à la tête de GPS, le temps que Guillaume Soro règle ses problèmes avec la justice et avec le chef de l’Etat. Que pouvez-vous répondre à ceux qui font cette analyse ?

Qui mieux que les adhérents de GPS savent ce qui est bon ou pas pour eux-mêmes ? Quelle formation politique de notre pays ayant à sa tête un Président de la trempe du nôtre, jeune, politiquement expérimenté, résilient, visionnaire et amoureux de son pays et de ses habitants, le laisserait, même s’il est en exil, pour choisir un autre cheval au motif qu’il a des démêlés avec la justice aux ordres de son pays ? Je le dis avec force et conviction, le Président Soro est dans l’état actuel de notre pays, le meilleur des meilleurs, la chance de notre pays.

Y a-t-il des chances qu’il puisse candidater à la prochaine élection présidentielle ?

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L’élection prochaine se passera en octobre 2025 et d’ici là, tout peut être possible. Il n’y a que Allah le Tout-Puissant qui puisse nous dire qui sera candidat ou pas. Les humains que nous sommes, construisons nos projets et seul Allah les valide. Donc, laissons-lui la primeur car nous à GPS, son temps est le nôtre.

Les réformes en cours à GPS ne sont-elles pas des coups d’épée dans l’eau, quand on sait que le mouvement a été dissout l’année dernière par la justice ivoirienne ?

Il n’y a que vous, la presse, qui parlez de dissolution de GPS par la justice. Je suis revenu plusieurs fois sur ce sujet, mais sachez-le une fois pour toute que GPS n’est pas dissout. Nos avocats ont interjeté appel et nulle part un autre jugement a été rendu. Encore une fois, GPS n’est pas dissout. C’est justement parce que nous existons que nous sommes en train de faire des réformes d’une part et de l’autre, renouveler nos instances.

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