Connect with us

Politique

Kouablan Messou (pro-Soro) : « Nous à GPS, nous avons la foi et la conviction que notre leader a un destin présidentiel et ce n’est pas l’exil qui va nous faire douter »

Publié

on

Spread the love

Dans le cadre de la Conférence nationale d’expression citoyenne de Générations et peuples solidaires qui doit déboucher le 17 septembre prochain sur le renouvellement des instances du mouvement, Guillaume Soro, le président sortant et candidat à sa propre succession, a choisi son porte-parole, Kouablan Messou comme son directeur de campagne associé. Dans cet entretien qu’il nous a accordé, ce dernier nous situe notamment sur les enjeux du congrès de GPS.

En vue de l’élection à la présidence de GPS, vous avez été nommé par Guillaume Soro comme son directeur de campagne associé. En quoi va consister votre mission dans cette élection interne à votre mouvement, surtout que le président sortant pourrait être le seul candidat à sa propre succession ?

Publicité

Merci pour l’occasion que vous me donnez à travers votre journal de parler des élections qui vont avoir lieu à GPS en vue de renouveler ses instances, à savoir la Présidence et le commissariat aux comptes. Élection interne ou pas, la mission d’un directeur de campagne reste la même, à savoir organiser et conduire une campagne électorale. A la tête de l’équipe de campagne, il s’occupe de mobiliser en faveur du candidat ou de la position défendue.

Quels sont les enjeux de cette élection à la présidence de GPS ?

Les enjeux de cette élection sont multiples, mais je n’évoquerai qu’un. Notre slogan politique est : « gouverner autrement ». Le mandat de trois ans du Président sortant arrivé à son terme le 26 juillet 2022, nous avons comme nos textes l’exigent, organisé le 13 août notre congrès et avons pris une résolution pour le prolongement dudit mandat jusqu’à l’élections du 17 septembre. Nous aurions pu procéder comme on le fait partout sous les tropiques par des artifices juridiques pour prolonger le mandat du Président pour trois autres années, sans problème.

Publicité

Sauf que nous tenons à respecter les textes que nous nous sommes volontairement donnés, collant ainsi à notre slogan politique de gouverner autrement. En procédant par élection au renouvellement de nos instances, nous envoyons un message fort d’abord à nos adhérents et ensuite à nos compatriotes, comme quoi la démocratie se joue d’abord à GPS avant de toucher notre pays selon notre vision de gouvernance.

Que répondriez-vous à ceux qui estiment que c’est un lot de consolation pour Guillaume Soro qui, contraint à l’exil, condamné par la justice ivoirienne, n’a pas pu prendre part à la présidentielle de 2020 ?

La présidentielle 2020 est derrière nous et personne ne peut empêcher les esprits chagrins de penser et de dire ce qu’ils veulent. Le Président Soro n’est pas un illustre inconnu dans notre pays. C’est d’ailleurs l’homme politique le plus courageux et le plus charismatique que notre pays a connu ces trente dernières années et à ce titre, il n’a pas besoin de lots de consolation mais de redonner espoir à ses compatriotes.

Publicité

Certains observateurs de la politique ivoirienne pensent que dans la situation actuelle, la bonne stratégie pour vous aurait été de désigner quelqu’un d’autre à la tête de GPS, le temps que Guillaume Soro règle ses problèmes avec la justice et avec le chef de l’Etat. Que pouvez vous répondre à ceux qui font cette analyse ?

Qui mieux que les adhérents de GPS savent ce qui est bon ou pas pour eux-mêmes ? Quelle formation politique de notre pays ayant à sa tête un Président de la trempe du nôtre, jeune, politiquement expérimenté, résilient, visionnaire et amoureux de son pays et de ses habitants, le laisserait, même s’il est en exil, pour choisir un autre cheval au motif qu’il a des démêlés avec la justice aux ordres de son pays ? Je le dis avec force et conviction, le Président Soro est dans l’état actuel de notre pays, le meilleur des meilleurs, la chance de notre pays.

Y a-t-il des chances qu’il puisse candidater à la prochaine élection présidentielle ?

L’élection prochaine se passera en octobre 2025 et d’ici là, tout peut être possible. Il n’y a que Allah le ToutPuissant qui puisse nous dire qui sera candidat ou pas. Les humains que nous sommes, construisons nos projets et seul Allah les valide. Donc, laissons-lui la primeur car nous à GPS, son temps est le nôtre.

Publicité

A quand la réconciliation entre Alassane Ouattara et Guillaume Soro ?

Vous avez dit à quand la réconciliation entre les Présidents Ouattara et Soro ? Je pense que seuls les deux peuvent vous répondre. Certains cadres du Rhdp font croire que l’ancien président de l’Assemblée nationale aurait saisi le chef de l’Etat congolais et son épouse en vue d’une médiation. Qu’en savez-vous ? Je suppose que les cadres du Rhdp qui font ces affirmations sont dans le secret des deux Présidents. En ce qui me concerne, je n’ai jamais eu écho d’une telle démarche.

Quand on évoque l’avenir politique de Guillaume Soro, ses partisans affichent pour la plupart un optimisme parfois surprenant. En dehors de la comparaison qu’ils essaient d’établir avecAlassane Ouattara ou Laurent Gbagbo, qu’est-ce qui fondent les soroïstes à croire que leur leader pourra rebondir ?

Publicité

Pourquoi les partisans du Président soro doivent-ils être défaitistes ? Comparaison n’est pas raison mais sachez que les deux Présidents que vous avez nommés, avant qu’ils n’accèdent à la magistrature suprême de notre pays, n’avaient de point commun que l’exil pour les deux et la Primature pour l’actuel locataire du Palais du Plateau. Aucun des deux n’a eu le profil politique de notre mentor. Donc, vous pouvez comprendre notre optimisme affiché. Nous à GPS, nous avons la foi et la conviction que notre leader a un destin présidentiel et ce n’est pas l’exil qui va nous faire douter. Allah est juste et le chemin de croix de notre mentor prendra fin. L’exil qu’il connaît aujourd’hui est le prix à payer pour ce qu’il a pu faire de mal durant son parcours politique. Allah est juste et pardonneur.

Les réformes en cours à GPS ne sont-elles pas des coups d’épée dans l’eau, quand on sait que le mouvement a été dissout l’année dernière par la justice ivoirienne ? Il n’y a que vous, la presse, qui parlez de dissolution de GPS par la justice. Je suis revenu plusieurs fois sur ce sujet, mais sachez-le une fois pour toute que GPS n’est pas dissout. Nos avocats ont interjeté appel et nulle part un autre jugement a été rendu. Encore une fois, GPS n’est pas dissout. C’est justement parce que nous existons que nous sommes en train de faire des réformes d’une part et de l’autre, renouveler nos instances.

Quelle est la portée de cette volonté de redynamiser le mouvement alors que Guillaume Soro est toujours à plusieurs kilomètres du pays ? En son absence, pensez-vous que la ‘’mayonnaise’’ pourra prendre, dans un contexte marqué par des rivalités et autres guerres de positionnement de certains de ses lieutenants ?

Publicité

Quand vous êtes convaincu d’une chose, vous mettez toutes les chances de votre côté pour rendre cette chose effective. Nous avons foi au leadership de notre mentor, à ses idées et surtout à sa vision d’une Côte d’Ivoire réconciliée avec elle-même. Il nous a donné une feuille de route que nous exécutons sur le terrain, même à son absence. En l’état actuelle des choses, les seuls lieutenants de notre leader sont les adhérents de notre mouvement et c’est leur suffrage qu’il sollicite. A ceux qui ont quitté le navire, nous leur souhaitons bon vent.

« Ce n’est pas l’exil qui va nous faire douter »

Certains Ivoiriens reprochent souvent à Guillaume Soro ses déclarations à l’emporte-pièce. Ils avancent par exemple le fait qu’il conseillait à Blé Goudé, quand il était encore en phase avec M. Soro, de ne pas avoir peur de faire face à la justice. Ce que lui-même refuse aujourd’hui de faire. N’ont-ils pas raison ?

Publicité

Chacun est libre de penser et de dire ce qu’il veut. Je veux simplement retorquer aux tenants de cette théorie que le Président Soro a été interdit d’atterrir à Abidjan le 23 décembre 2019. Je n’ai pas souvenance que celui dont vous parlez ait été interdit d’atterrir à Abidjan. Donc, son cas n’est pas similaire à la situation que vit le Président Guillaume Soro.

Générations Nouvelles

Publicité